Beate
Inscrit le: 10.10.00 Messages: 15897 Carcinome papillaire...  50+ |
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Posté le: 05. Oct 2007, 21:30 |
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Bonsoir,
en cherchant un peu sur Internet, concernant les "recommandations à l'usage des médecins nucléaires" (en attendant une réponse de la SFMN au sujet des précautions post-cure à respecter vis à vis des jeunes enfants, ils travaillent actuellement là-dessus), je viens de trouver un document intéressant et très complèt sur une étude de fin 2006, effectuée par le Groupe de travail de la section radioprotection du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France :
http://www.asn.fr/sections/rubrique.....pdf?nocache=1172058422.45
sur les "précautions recommandées aux patients afin de limiter l'exposition aux rayonnement ionisants de leurs proches" ...
Je pense que c'est l'un des documents les plus récents actuellement disponibles à ce sujet ? C'est très intéressant et très complet, avec plein de calculs etc (très impressionnant, toutes ces formules !) et ça calcule précisement les doses en millisievert reçu par les proches en se tenant pendant tel temps à telle distance du patient ...
C'est un peu compliqué pour nous ici, mais en attendant des recommandations plus "pratiques" de la part de la SFMN, je pense que c'est déjà pas trop mal ...
Et j'espère qu'un jour ou autre, on arrivera vraiment à mener une "campagne de mesure", comme le propose le prof Schlumberger et comme le recommande également cette étude, pour déterminer AVEC PRECISION les doses vraiment reçues par l'entourage, au lieu de se satisfaire de calculs théoriques ... (pour l'anecdote, j'ai récemment appris, en discutant avec une collègue suédoise, que chez elle, en Suède, ce genre de mesures se faisait déjà il y a 13 ou 14 ans ... quand elle est revenue chez elle après un traitement pour Basedow, sa famille était équipé d'un appareil pour mesurer le rayonnement, et cela non pas à titre expérimental, mais "en standard" ... comme quoi, il y a des exemples dont on pourrait s'inspirer, en France, je tente d'ailleurs d'obtenir les coordonnées des médecins responsables de ces mesures pour les mettre en contact avec les spécialistes français ...)
Beate |
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lilette Inscrit le: 20.04.07 Messages: 1054 Hashimoto puis cancer  30+ |
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Posté le: 30. Nov 2007, 20:19 |
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Comme promis à Beate, petite traduction du document assez « matheux » sur les recommandations en sortie de cure, notamment concernant l’exposition des proches et du public !
En fait, les pages vraiment lisibles et importantes pour nous sont les pages 11 et 12.
En résumé :
Lorsqu’on prévoit notre sortie de la chambre plombée, en général au bout de 48h après ingestion de la fameuse gélule, un isotopiste ou le médecin de médecine nucléaire doit préalablement vérifier notre rayonnement résiduel. Ca s’appelle le « débit de dose », et ça exprime la quantité de rayonnements ionisants qui sont émis par les particules d’iode radioactif encore présentes dans notre corps.
L’iode radioactif reste en général surtout au niveau du cou (résidus thyroïdiens et glandes salivaires), mais aussi (tant qu’on n’a pas éliminé ce qu’on a encore dans les voies digestives) dans le colon et le rectum (d’où l’intérêt de prendre des laxatifs et autres accélérateurs de transit…).
Pour qu’on soit autorisé à sortir, il faut que cette valeur soit inférieure à 25 µSivert/h (valeur mesurée avec un compteur Geiger positionné à 1m de notre corps).
Ce qui veut dire, par rapport au tableau de la page 11, que nous sommes toujours dans la 1ère colonne de gauche ! En clair, si c'est votre cas, ça signifie que dès la sortie, pas de précautions particulières pour les visites, ni pour le travail avec les collègues, ni même avec les enfants dès qu’ils ont plus de 3 ans. Par contre, 24h de précautions par rapport au conjoint (donc pas de proximité prolongée, lit séparé, pas d’échange de sécrétions, etc), et même 48h de distance avec la conjointe enceinte et les enfants de moins de 3 ans. Donc ça relativise un peu les préconisations parfois draconiennes qu’on entend parfois…
Et il faut savoir que notre débit de dose diminue rapidement encore après la sortie, avec l’élimination des résidus digestifs restants le cas échéant, et la diminution de la radioactivité émise par l’iode 131 (divisée par 2 tous les 8 jours).
Ce qui veut dire qu’il faut demander son débit de dose en sortie de cure, pour pouvoir adapter en fonction de son taux réel (se reporter alors à la page 11, tableau du bas) ! |
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