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ARTICLES : Tchernobyl l'impossible bilan


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doudoune58Offline
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MessageARTICLES : Tchernobyl l'impossible bilan


Posté le: 12. Oct 2007, 18:05
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http://www.cite-sciences.fr/francai.....article=5983&id_mag=0Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
TCHERNOBYL : l'impossible bilan

Le 26 avril 1986, l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, libérant dans l'atmosphère une quantité exceptionnelle de radioactivité. Vingt ans plus tard, la polémique sur l'ampleur réelle de la plus grande catastrophe nucléaire civile de l'histoire est encore loin d'être close…

La guerre des chiffres

Combien de morts, de cancers, de maladies cardiovasculaires ou de malformations dus aux irradiations comptabilise-t-on vingt ans après l'explosion du réacteur n° 4 de Tchernobyl ? 4000, comme l'affirme un rapport très critiqué publié sous l'égide de l'Onu en septembre 2005 ? Entre 30 000 et 60 000, comme l'annonce une nouvelle étude de scientifiques britanniques publiée en avril 2006 ? Ou plusieurs centaines de milliers comme l'affirment certaines organisations, telles l'organisation internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, IPPNW, ou Greenpeace ? Il est probable qu'on ne le sache jamais précisément.

Aujourd'hui, l'OMS et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne reconnaissent comme conséquence directe de l'accident de Tchernobyl que 50 morts d'irradiations aiguës et 4000 cas de cancers de la thyroïde (dont une dizaine seraient aujourd'hui décédés).

Mais selon le Dr Khudoleï, directeur du centre indépendant d'expertise écologique à l'Académie des sciences de Russie, rien qu'en Russie il y aurait aujourd'hui 67 000 morts imputables à Tchernobyl.


SuiteLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre et liens sur le site http://www.cite-sciences.frLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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MessageLe point de vue des malades sur le nuage de Tchernobyl


Posté le: 30. Oct 2007, 22:42
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Citation:
Futura-Sciences vous a fait partager hier une mise au point du professeur Aurengo concernant les retombées du nuage de Tchernobyl sur la France, et tout particulièrement ses conséquences sur le nombre de cancers de la thyroïde.

Afin de rendre le débat le plus clair et le plus équilibré possible, nous vous proposons aujourd'hui de découvrir les expériences de personnes touchées par cette maladie, et qui suspectent le nuage d'être à l'origine de leur pathologie.

http://www.futura-sciences.com/fr/s.....nuage-de-tchernobyl_8762/Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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MessageJe vous rappelle que les cancers de la thyroïde ont augmenté


Posté le: 18. Jan 2008, 09:42
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http://www.cyberpresse.ca/article/2.....801170728/5284/CPOPINIONSLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Le jeudi 17 janvier 2008 - La Tribune

" Je ne veux pas d'un Tchernobyl canadien "


Monsieur Serge Cardin,
député de Sherbrooke,

Je suis outrée que le premier ministre du Canada ait bafoué la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Je l'ai entendu dire: "Je suis convaincu que l'on peut relancer le réacteur en toute sécurité."

Dans la bouche de quelqu'un qui n'est ni un spécialiste des questions nucléaires, ni même un scientifique tout court, une telle affirmation tient plus de la croyance que de la connaissance.

Je pense que les décisions politiques ne doivent pas être basées sur des croyances. De plus, je doute de la capacité de jugement et du sens politique des personnes qui démolissent la crédibilité des organismes gouvernementaux chargés de garantir la sécurité des habitants de notre pays (et même de la planète entière quand il s'agit d'énergie nucléaire). Je déplore donc que l'opposition ait acquiescé rapidement à la proposition de relance du réacteur de Chalk River.

Je vous rappelle que les cancers de la thyroïde ont augmenté au Canada à partir de 1987, c'est-à-dire un an après l'explosion du réacteur de Tchernobyl. Le cancer de la thyroïde est un cancer pour lequel on a établi le lien avec l'exposition à des isotopes radioactifs. Je ne veux pas d'un Tchernobyl canadien.

Je ne suis pas du tout rassurée d'avoir entendu le premier ministre du Canada dire: "Je suis convaincu..." Ce qui m'importe et qui devient urgent, ce n'est pas d'avoir un dirigeant convaincu, mais de voir monsieur Harper vaincu aux prochaines élections, tout comme ceux qui appuient ses décisions ineptes.

Je souhaite que vous défendiez à Ottawa certaines idées, pour lesquelles j'ai lutté quand vous étiez conseiller municipal à Sherbrooke: la promotion de la santé et la prévention des cancers par la restauration d'un environnement non pollué.

Mireille Guay
Ph.D. en chimie organique
Sherbrooke

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Posté le: 18. Jan 2008, 10:52
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nous sommes empoisonnés de toute part , hier reportage sur les pesticides , c'est honteux car ça continu , j'ai vraiment peur pour mes enfants , mes petits enfants , pas étonnant de voir autant de malades et le pire est à venir d'aprés les experts , et pas à l'abri d'un autre nuage , on a tellement abîmé notre planète qu'on va le payer cher dans tous les sens du terme .

comment prouver qu'on est malade du à cette pollution , impossible ,

hier sur le niger , la population est sacrifiée pour la production de pétrole et malheureusement c'est pour notre bien être ,que c'est compliqué , plus on connait les choses et plus on angoisse et on ne pourra rien changer .

moi j'aimerai bien un recensement de tous les malades de la thyroide et un questionnaire rempli par chaqu'un et savoir comment ils se portent , marre d'entendre que c'est bénin la thyroide , c'est impossible vu que cette glande est trés importante , mon endocrino me dit malade ou enlevée impossible d'être comme avant . marisette
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MessageDanielle Mitterrand dénonce les «mensonges de l'OMS» à propo


Posté le: 29. Mar 2008, 07:10
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Danielle Mitterrand dénonce les «mensonges de l'OMS» à propos de Tchernobyl

http://www.tdg.ch/pages/home/tribun....._et_region/detail_geneve/Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre(contenu)/210527

Citation:
Danielle Mitterrand et la Fondation France-Libertés ont dénoncé vendredi «les mensonges» de l'OMS et de l'AIEA sur Tchernobyl. Elles accusent les agences de l'ONU de minimiser les conséquences de la catastrophe nucléaire survenue il y a 22 ans.


Danielle Mitterrand et Vladimir Tchertkoff, le 28 mars à Genève.

L'épouse de l'ancien président de la République française a apporté son soutien au petit groupe de militants, qui, jour après jour, manifeste devant le bâtiment de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Le mouvement se surnomme «La Vigie d'Hippocrate». «J'ai manifesté avec La Vigie d'Hippocrate parce qu'on veut savoir. Dites-nous la vérité», a expliqué aux journalistes Danielle Mitterrand. «C'est un mensonge permanent sur les chiffres, les risques pour nos enfants, un mensonge de l'OMS, de l'AIEA, des Etats», a-t-elle ajouté.

Selon Vladimir Tchertkoff, secrétaire général de l'ONG «Les enfants de Tchernobyl», le chiffre de 54 morts que répètent inlassablement l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) est «dérisoire». Selon lui, des milliers de «liquidateurs» du réacteur nucléaire en flammes en 1986 sont déjà morts des suites de leur intervention. En outre, des milliers d'enfants de la région ont des pathologies multiples en raison de la radioactivité qui est entrée dans la chaîne alimentaire.

Mouvement illimité
Depuis un an, la Vigie d'Hippocrate dénonce, par des banderoles sur un trottoir devant l'OMS, l'accord passé en 1959 entre l'OMS et l'AIEA. Selon cet accord, l'OMS a délégué à l'IAEA la responsabilité des conséquences sanitaires du nucléaire. L'OMS a les mains liées et ne peut enquêter librement. Le mouvement demande à l'OMS d'abroger cet accord, pour lui permettre de «dire toute la vérité» sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et les dangers du nucléaire. Vladimir Tchertkoff a annoncé que la veille devant le bâtiment de l'OMS se poursuivra «de manière illimitée» aussi longtemps que le petit groupe de manifestants qui s'alternent n'obtiendra pas satisfaction.

Je ne fais pas de commentaires sur cet article mais je n'en pense pas moins
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MessageANNIVERSAIRE TCHERNOBYL INFO DE LA CRIIRAD


Posté le: 26. Avr 2008, 21:31
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France soir - samedi 26 avril 2008 - Virgine Belle http://animauxetanges.blog4ever.com.....rticle-104528-758403.htmlLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Roland Desbordes, président de la CRIIRAD : « On nous a menti »

Physicien de formation, Roland Desbordes fait partie des membres fondateurs de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD).

FRANCE-SOIR. A-t-on pu mesurer précisément l’impact de Tchernobyl sur la santé ? Quelles sont les dernières conclusions de vos études ?
ROLAND DESBORDES. Sur la France, Tchernobyl, c’est forcément quelques milliers de victimes, même si c’est une évaluation très approximative. D’un côté des spécialistes affirment que les conséquences du nuage sur la France n’a eu aucune incidence, de l’autre, des associations de malades du cancer de la thyroïde notamment nous disent qu’entre 50.000 et 100.000 personnes sont concernées. Mais dans la mesure où aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée dans notre pays, personne ne peut rien dire de concret ni dans un sens ni dans l’autre. Aucune, depuis vingt-deux ans ! L’INVS – l’Institut national de veille sanitaire – a réalisé une évaluation épidémiologique mais en partant des cartes anciennes où les contaminations au sol sont sous-évalués. Il y a quinze jours, l’Autorité de sécurité nucléaire a sorti une carte qui est enfin conforme aux nôtres. Les becquerels ont été consommés dans l’alimentation, combien, où, comment ? C’est ce qu’il faudrait déterminer.

Il n’est donc pas possible aujourd’hui de connaître la vérité sur l’incidence de la catastrophe de Tchernobyl en France ?
Il faudrait lancer une grande étude épidémiologique pour le savoir. Aussi, les malades de la thyroïde ont raison de porter plainte contre l’Etat, pour connaître la vérité. En 1986, nous n’avons pas été dans un Etat de droit, en laissant consommer aux gens des produits contaminés au-delà des normes. Le lait, le fromage… C’est d’abord pour les enfants que les limites ont été dépassées. En mai, juin et juillet, des taux records dans les plantes aromatiques sauvages ont été relevés, dans le thym notamment. Les bêtes dans les pâturages ont ainsi été contaminées, tout comme les végétaux à large feuille tels que la salade, les épinards… Puis l’herbe, les foins, qui ont été consommés dans l’hiver. Lait, viandes, fromages… Les mesures restrictives sévères auraient dû être prises à ce moment-là, comme ce fut fait en Allemagne, en Suisse, en Italie. Si cela avait été fait, nous n’aurions pas, avec les malades de la thyroïde, porté plainte contre l’Etat. Mais on nous a menti. Nos autorités avaient les chiffres de la contamination et ont volontairement caché ces chiffres. Et les perquisitions effectuées par la justice ont permis de confirmer ce que l’on savait : les niveaux étaient importants, comparables à nos pays voisins. La radioactivité ne connaît pas les frontières !

Dans certaines régions, se nourrir des produits de la terre représente-t-il encore un danger ?
Des zones ont été particulièrement touchées : la Corse, le Vercors, l’Est de la France. Aujourd’hui les champignons sont les seuls produits contaminés de façon significative. Dans le Vercors, nous avons fait des mesures, et ils étaient assez marqués. Le gibier sauvage, comme le sanglier, peut lui aussi être contaminé par les champignons justement. Ces aliments présentent des risques si vous en consommez plusieurs kilos par an.

Les sols français sont-ils encore contaminés ?
La radioactivité des sols diminue très lentement. Il reste seulement 1/10 de la radioactivité déposée en surface à l’époque. Beaucoup de radio-éléments, par chance, avaient des durées de vie courtes. Le seul encore présent est le césium 137, qui a une durée de vie de trente ans. On le retrouve aujourd’hui à 20 ou 30 cm de profondeur dans les sols. On trouve quelques traces dans l’herbe et le lait dans certaines régions. Le risque s’est néanmoins éloigné de notre assiette, ça n’a rien à voir avec l’été 86. Mais dans certaines zones, la terre est encore chargée de façon importante comme dans le Mercantour.

Une plainte a été déposée en 2001. Plus de 500 personnes se sont portées parties civiles...
La plainte est toujours en cours d’instruction. Nous espérons un procès. Nous voulons que les personnes responsables d’avoir caché la vérité soient sanctionnées. A droite comme à gauche, les hommes politiques n’ont jamais voulu reconnaître le défaut de protection des populations. Ce mensonge doit être reconnu. Le professeur Pellerin (NDLR : ancien responsable du Service central de protection contre les rayonnements ionisants) a d’ailleurs été mis en examen en 2006 et entendu mardi dernier par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy.

http://www.criirad.org/Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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Message22e anniversaire Tchernobyl : manifestation autour de l'OMS


Posté le: 27. Avr 2008, 05:59
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Citation:
22e anniversaire de Tchernobyl : manifestation autour de l'OMS

GENEVE - Plusieurs centaines de manifestants portant des masques blancs frappés du logo nucléaire ont formé samedi après-midi une chaîne humaine autour de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le 22e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, a constaté l'AFP sur place.

Les manifestants (quelque 300 selon les organisateurs et la police) étaient disposés environ tous les six mètres sur un périmètre de trois kilomètres autour de l'organisation, à laquelle ils reprochent de ne jamais avoir publié de rapport indépendant sur la catastrophe.

Après avoir observé un quart d'heure de silence à la mémoire des victimes de Tchernobyl, les protestataires ont déposé leurs masques et des gerbes de fleurs devant le siège des Nations unies à Genève. Ils sont ensuite allés sans incidents en cortège dans le centre-ville pour rendre hommage aux "liquidateurs", les pompiers, soldats et civils dépêchés après l'accident du 26 avril 1986 à la centrale ukrainienne.

Le Collectif pour l'indépendance de l'OMS, qui organisait la manifestation, accuse le lobby nucléaire d'avoir fait avaler aux Nations unies un bilan officiel "ridicule", faisant notamment état d'un total de 4.000 morts avérées ou à venir des suites de cancers contractés par contamination radioactive, quand d'autres sources parlent de dizaines de milliers.

Le Collectif organise depuis un an une veille quotidienne devant l'OMS pour dénoncer un accord passé en 1959 entre l'OMS et l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et pour réclamer sa révision à la prochaine Assemblée mondiale de la santé, du 19 au 24 mai prochain à Genève.

Pour les écologistes, cet accord a empêché jusqu'ici l'OMS d'effectuer une enquête indépendante sur les victimes de la catastrophe.


(©AFP / 26 avril 2008 19h02)
http://www.romandie.com/ats/news/080426170235.l8ubph8m.aspLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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MessageAnniversaire Tchernobyl: rassemblements dans toute la France


Posté le: 27. Avr 2008, 06:07
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Citation:
Anniversaire de Tchernobyl: des rassemblements dans toute la France

STRASBOURG (AFP) — Avec des masques blancs, des mimes ou des fleurs, des centaines de militants antinucléaires ont manifesté par petits groupes, un peu partout en France, à l'occasion de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire marquant le 22e anniversaire de Tchernobyl.

Quelque 130 rassemblements, tragiques ou drôles, ont été organisés samedi devant les mairies, les monuments aux morts, les hôpitaux ou les centrales nucléaires de l'Hexagone.

Malgré le faible nombre de participants, -- souvent quelques dizaines seulement--, le réseau "Sortir du nucléaire" (plus de 800 associations fédérées), à l'origine de cette journée d'action, s'est félicité de son succès et a appelé samedi à une "manifestation européenne" à Paris le 12 juillet.

Les rassemblements les plus importants ont eu lieu à Flamanville (Manche) où près de 150 personnes, selon les gendarmes, ont manifesté contre la centrale nucléaire et le futur réacteur nouvelle génération EPR. A Nantes, ils étaient plus de cent devant le CHU de Nantes pour réclamer "l'indépendance de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) par rapport à l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

Sur un mode ironique, des militants de Laval ont fait don à EDF de ferraille à béton, puisque "EDF, AREVA, Bouygues et consorts n'ont pas les moyens de ferrailler correctement les fondations de l'EPR de Flamanville".

A la grande braderie de Chambéry, Sortir du nucléaire se vantait de casser les prix sur les réacteurs nucléaires, et à Lyon, des militants distribuaient des "noix de Tchernobyl" et des pastilles d'iode en souhaitant malicieusement "un deuxième Tchernobyl" aux passants. Sur leurs pancartes, on pouvait lire "Tchernobyl le nuage s'est arrêté à la frontière Ouf !".

Une petite centaine de personnes vêtues de noir et de masques blancs portant le logo nucléaire ont manifesté aussi devant le centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et planté des croix en bois sur un rond-point, simulant un cimetière.

Puis le groupe a déployé une banderole "Tchernobyl, 26 avril 1986; Cadarache, quand?".

A Brignoles (Var), une dizaine de manifestants s'est réunie derrière un cercueil et une couronne mortuaire à la mémoire des victimes de Tchernobyl, déposés ensuite devant la sous-préfecture.

A Strasbourg comme dans plusieurs villes, les sympathisants étaient appelés à apporter une fleur ou un bouquet pour exprimer leur deuil.

A Fessenheim (Haut-Rhin), une quarantaine de militants portant un masque blanc muni du logo nucléaire se sont rassemblés devant la plus vieille centrale nucléaire du parc EDF. Le sénateur-maire haut-rhinois Jacques Muller (Verts) a souhaité que l'Alsace soit la première région de France qui démantèle sa centrale et devienne du même coup un modèle pour l'Europe.

A Tourcoing, près de Lille, une cinquantaine de militants Verts et de sympathisants ont participé à un "die-in" devant un local EDF, en s'allongeant par terre et en dessinant la forme de leur corps à la craie sur le trottoir.

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dans le calme dès vendredi à Bordeaux, sous l'égide du président de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, ainsi que samedi matin dans le centre de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) où les militants sont ensuite allés déposer des gerbes de fleurs devant un bâtiment de la société Areva.

D'autres manifestations ont réuni plusieurs dizaines de personnes à Paris, Toulon et Toulouse, une soixantaine à Rennes, 55 à Angers, 50 à Redon (Ille-et-Vilaine), ancien fief d'Alain Madelin qui était ministre de l'Industrie au moment de la catastrophe, une quarantaine au Havre et 20 à Dieppe.

http://afp.google.com/article/ALeqM5gAY-vow-TZ0WjKxBgpxIseQxSOcwLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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MessageLes dossiers enterrés de Tchernobyl


Posté le: 27. Avr 2008, 06:15
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Le Monde Diplomatique – Mars 2008

Citation:
Les dossiers enterrés de Tchernobyl

Par Alison Katz (Centre Europe - Tiers monde (Cetim). Genève ; fonctionnaire internationale à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pendant dix-huit ans.

Connaîtra-t-on un jour l'impact sanitaire des activités nucléaires, civiles ou militaires ? Depuis un demi-siècle, des concentrations délétères de matières radioactives s'accumulent dans l'air, la terre et l'eau, à la suite des tirs atomiques et des incidents survenus dans les centrales. Or des études sérieuses concernant les conséquences des radiations sur la santé sont occultées - en particulier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la référence internationale dans ce domaine.

Un mensonge de plus. En juin 2007. M. Gregory Hart, porte-parole de la division du développement durable et de la santé environnementale à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a prétendu que les actes de la conférence internationale des Nations unies sur la catastrophe de Tchernobyl, tenue du 20 au 23 novembre 1995, à Genève, avaient été publiés. Ils ne l'ont jamais été; pas plus que les actes de la conférence de Kiev de 2001. Interrogée un peu plus tard par des journalistes, l'OMS a réitéré le mensonge, ne fournissant comme références que des résumés des présentations pour la conférence de Kiev et une sélection très restrictive de douze articles sur les centaines proposés à la conférence de Genève.

Mais, depuis le 26 avril 2007 (vingt et unième anniversaire de la catastrophe), les employés de cette agence onusienne basée à Genève ne peuvent rejoindre leur bureau sans croiser des manifestants et un panneau indiquant que, dans la zone entourant Tchernobyl, un million d'enfants sont irradiés, et malades (1). L’organisatrice de ces « piquets» est l'association For an Independent WHO - Pour l'indépendance de l'OMS. Elle accuse l’agence de complicité dans la dissimulation des conséquences de la catastrophe, mais aussi de non-assistance à populations en danger. L’OMS, réclame-t-elle, doit mettre un terme à l'accord qui la lie depuis 1959 à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) (2) et qui lui interdit d’« entreprendre un programme ou une activité » dans le domaine nucléaire sans consulter cette dernière « en vue de régler la question d'un commun accord » (point 2 de l'article I).

Cette indépendance permettrait à l'OMS de mener une évaluation sérieuse et scientifique, et par conséquent d'apporter une aide appropriée aux personnes contaminées. Une résolution destinée à l'Assemblée mondiale de la santé, organe de décision de l'OMS qui se réunit en mai 2008 (3), est en préparation. Parallèlement, un « Appel international des professionnels de la santé » a été lancé (4).

Selon ses statuts, l'AIEA, agence onusienne dépendant du Conseil de sécurité, a pour objectif d'« accélérer et d’élargir la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité à travers le monde ». En réalité, il s'agit d'un lobby - militaire de surcroît - qui ne devrait pas intervenir dans les choix de politique sanitaire ou de la recherche.

Pourtant, l'agence a opposé son veto à des conférences prévues par l'OMS sur la radioactivité et la santé; de son côté, l'autorité sanitaire internationale a avalisé les statistiques grotesques de l'agence concernant la mortalité et la morbidité résultant de l'accident de Tchernobyl - seulement cinquante-six morts et quatre mille cancers de la thyroïde (5). Or le déni de maladie implique inévitablement un déni de soin. Neuf millions de personnes vivent dans des zones à très haut niveau de radioactivité. Depuis vingt et un ans, elles n'ont eu d'autre choix que de consommer des aliments contaminés, avec des effets dévastateurs (6). Mais, pour le promoteur du nucléaire, toute recherche susceptible de mettre en évidence les effets nocifs des rayonnements ionisants constitue un risque commercial majeur, qu'il faut à tout prix interdire.

Les recherches sur d'éventuelles atteintes au génome humain (une des conséquences les plus graves de cette contamination) n'ont donc pas figuré dans l'étude internationale demandée, en 1991, par les ministères de la santé de l'Ukraine, de la Biélorussie et de la Fédération de Russie. En revanche, celle sur les caries dentaires a été portée au rang de priorité... Et, bien que ces pays aient formulé leur demande d'études auprès de l'OMS, c'est l'AIEA qui a planifié le projet.

Plus forts que les lobbies du tabac

Ce conflit d'intérêt a déjà été fatal à des centaines de milliers de personnes, d'après diverses études réalisées par des institutions et scientifiques indépendants (7). Encore le fardeau le plus lourd est-il à venir - du fait des longues périodes de latence, de la concentration des radionucléides dans les organes internes après l'absorption de nourriture produite sur des sols contaminés, et des dégâts causés au génome durant plusieurs générations.

Des centaines d'études épidémiologiques réalisées en Ukraine, en Biélorussie et dans la Fédération de Russie ont permis de constater une hausse significative de tous les types de cancer (responsables de milliers de morts), une augmentation de la mortalité infantile et périnatale, un grand nombre d'avortements spontanés, un nombre croissant de difformités et d'anomalies génétiques, de perturbations on de retards du développement mental, de maladies neuropsychologiques, de cas de cécité. ainsi que de maladies des systèmes respiratoire, cardio-vasculaire, gastro-intestinal, uro-génital et endocrinien (8).

Mais qui va les croire? Quatre mois après la catastrophe, M. Morris Rosen, directeur de la sûreté nucléaire de l'AIEA, ne déclarait-il pas: « Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante (9) » ? Une information du public sur ses conséquences réelles pourrait au contraire changer profondément le débat sur l'option nucléaire. C'est pour cette raison que l'OMS a peur des enfants de Tchernobyl.

Pendant des décennies, les lobbies du tabac, de l'agrochimie et de la pétrochimie ont fait obstruction à la mise en oeuvre de mesures de santé publique et environnementales susceptibles de nuire à leurs profits. Mais le lobby nucléaire s'avère incomparablement plus puissant qu'eux : il comprend en effet les gouvernements des Etats nucléarisés, et notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, ainsi que de puissantes organisations intergouvernementales. La désinformation émanant de groupes de pression militaro-industriels est gigantesque et, ce qui est encore plus dangereux, se pare de la légitimité de l’Etat.

Pis, la corruption de la science concerne également les plus prestigieuses institutions académiques. Comme le rapporte un éditorial de la revue britannique The Lancet, elles « sont devenues des « business » de plein droit, cherchant à commercialiser pour leur propre compte leurs découvertes plutôt que de préserver leur statut de chercheurs indépendants (10) ». Validées par des pairs et citées comme preuve de la sûreté des activités nucléaires, les expertises émanent trop souvent du lobby nucléaire et/ou sont financées par lui.

Acquise aux intérêts des conglomérats, par le déni, la dissimulation et les mensonges, cette science-là nous a menés au réchauffement planétaire - et au bord du gouffre. Dès lors, comment envisager de lui faire confiance en ce qui concerne le nucléaire ? Tandis que les émissions responsables du changement climatique peuvent être (théoriquement) contrôlées, la technologie nucléaire et ses déchets ne peuvent l'être en aucun cas. Même si ces activités cessaient demain, leurs conséquences affecteraient la vie sur Terre pour des millénaires.

La « science », qui a été la source d'informations sur le nucléaire en général et sur la catastrophe de Tchernobyl en particulier, est « juge et partie » pour tout ce qui concerne les conséquences sanitaires de ses propres activités. L’ensemble des institutions nucléaires, qu'elles soient gouvernementales, militaires, industrielles, scientifiques, de recherche ou de régulation, ou intergouvernementales, comme Euratom et certaines agences onusiennes, fonctionnent à l'instar d'une « famille incestueuse fermée sur elle-même (11) ».

Les défaillances de cette pseudo-science et de sa méthode vont du flagrant et outrageux air subtil et malhonnête, comme le dénoncent l'expert Chris Busby et le journaliste Wladimir Tchertkoff, ainsi que le Tribunal permanent des peuples (12).

La première série de manquements nus en lumière concerne la falsification et la rétention de données, l'absence de mesures de la radioactivité et de dépistages des cancers, les attaques exercées contre les chercheurs indépendants et leurs institutions, la censure des études révélant les effets néfastes, le dénigrement de milliers d'études non traduites des trois pays les plus touchés et l'exclusion de l'ordre du jour des conférences de domaines scientifiques entiers - comme par exemple les effets de l'irradiation interne, chronique, à faible dose (qui vaut pour presque toute la contamination des populations autour de Tchernobyl).

Une seconde série de fautes concerne les artifices de calcul : nos « spécialistes » - en désinformation - évaluent la moyenne des irradiations pour des populations entières, faisant l'impasse sur les différences considérables d'un endroit à l'autre ; ils stoppent les études au bout de dix ans, évitant ainsi de prendre en compte la morbidité et la mortalité à long terme ; ils considèrent cinq années de survie comme une guérison ; ils ne tiennent compte d'aucune autre maladie que le cancer ; ils ne compteront que les survivants ; ils ne s'intéressent qu'aux trois pays les plus affectés ; ils vont jusqu'à voir une baisse des cancers infantiles là où, en réalité, les enfants, devenus adultes et cancéreux, ne figurent plus dans la base de données... Et des dizaines d'autres manipulations.

Connivences universitaires

L’épidémie de cancers affecte d'ores et déjà les couches privilégiées et instruites de la société, qui demandent des explications scientifiques sérieuses et une réelle prévention s'attaquant aux causes fondamentales du problème - la pollution chimique et radioactive - sans en rester à une prévention secondaire comme le dépistage des maladies.

Des associations de malades appellent au boycottage de puissantes organisations caritatives contre le cancer étroitement liées aux industries pharmaceutiques et de l'équipement médical. Des victimes du cancer tentent de traduire en justice les responsables de la dissimulation des vrais dangers du nucléaire (14).

La dérive scientiste et l'étroite relation entre l'industrie et les institutions académiques devraient se trouver au centre des préoccupations de l'OMS. Au moment de son élection en tant que directrice générale, Mme Margaret Chan a assuré qu'un des attributs de l'organisation était son emprise en matière de santé publique. « Nous disposons de l’autorité absolue dans nos directives », a-t-elle déclaré. Dans le domaine de la radioactivité et de la santé, il serait plus juste pour l'OMS de reconnaître que c'est l'AIEA - sans aucune compétence en matière de santé publique - qui dispose de cette autorité absolue.

Peut-on compter sur les Etats membres de l'OMS pour agir ? Comme le notait The Lancet dans son éditorial déjà cité, « les gouvernements, au plan national et au plan régional, ont régulièrement failli dans leur devoir de placer leurs populations avant le profit (15) ». Une recherche indépendante et sérieuse doit être entreprise sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires civiles et militaires, et les résultats divulgués sans obstruction.

Notes :

(1) Lire Charaf Abdessemed, « Les antinucléaires font le piquet devant l’OMS », Geneva Home Information, 6-7 juin 2007.
(2) Organisation autonome placée sous l’égide des Nations Unies en 1957, l’AIEA sert de forum intergouvernemental mondial pour la coopération technique dans l’utilisation pacifique des technologies nucléaires.
(3) Lors de cette assemblée, les délégations des cent quatre-vingt-treize Etats membres déterminent les politiques de l’organisation.
(4) www.independentwho.info/spip.php?article107Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
(5) The Chernobyl Forum 2003-2005, « Chernobyl’s legacy ; Health, environmental and socio-economic impacts », http://chernobyl.undp.org/english/docs/chernobyl.pdf,Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre Vienne, avril 2006.
(6) Michel Fernex, « La santé : état des lieux vingt ans après », dans Galia Ackerman, Guillaume Grandazzi et Frédérick Lemarchand, Les silences de Tchernobyl, Autrement, Paris, 2006.
(7) Pierpaolo Mittica, Rosalie Bertell, Naomi Rosenblum et Wladimir Tchertkoff, Chernobyl : The Hidden Legacy, Trolley Ltd, Londres, 2007.
(8) Alex Rosen, « Effects of the Chernobyl catastrophe : Literature review », janvier 2006, www.ippnw.org/ResourceLibrary/Chernobyl20Rosen.pdfLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
(9) Le Monde, 28 août 1986.
(10) « The tightening grip of big pharma », The Lancet vol. 357, n°9263, Londres, 14 avril 2001.
(11) Rosalie Bertell, No immediate Danger : Prognosis for a Radioactive Earth, Women’s Press, Toronto, 1985.
(12) Chris Busby, Wolves of Water : A Study Constructed From Atomic Radiation, Morality, Epidemiology, Science, Bias, Philosophy and Death. Green Audit, Aberystwyth (Royaume-Uni). 2006 : Wladimir Tchertkoff, Le Crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire, Actes Sud, Arles, 2006 : Permanent People’s Tribunal, International Medical Commission on Chernobyl, « Chernobyl, Environmental, health and human rights », Vienne, 12-15 avril 1996.
(13) Samuel Epstein, Cancer-Gate, How to Win the Losing Cancer War, Baywood, New York, 2005.
(14) En France, en témoigne la mise en examen du professeur Pierre Pellerin (directeur à l’époque du Service central de protection contre les rayonnements ionisants) pour la tromperie aggravée dans le dossier « Tchernobyl, malades de la thyroïde ».
(15) The Lancet, op.cit.

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Posté le: 28. Avr 2008, 06:19
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Citation:
7 avr 2008 Par Claude-Marie Vadrot

Dans les environs de Tchernobyl, l’IRSN, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et les scientifiques ukrainiens, cultivent un jardin. Des ces plates bandes surveillées, il suffit de lever les yeux pour apercevoir le sarcophage provisoire qui emprisonne le réacteur accidenté en 1986. Cette année là, et surtout à chaque instant depuis, le réacteur fondu et encore chaud a envoyé dans l’atmosphère des radiations radioactives. A ses pieds, il y a deux ans, j’ai mesuré une radio activé double de celle vérifiée deux ans plus tôt avec le même appareil. Une mesure qui n’est plus possible à cet endroit précis par décision des autorités. La recherche des scientifiques sur ce jardin sévèrement gardé tient en peu de mots : des haricots verts, de la salade, des choux, du maïs et autres légumes, quels sont ceux qui concentrent le plus de radionucléides. Donc quels sont ceux qui peuvent être utilisés pour « tirer » la radioactivité du sol et en même temps quels sont les plus dangereux à la consommation dans tous les jardins de la région. Non pas seulement dans la zone interdite ou quelques rares personnes âgées bravent les interdictions de résidence mais dans tout le nord de l’Ukraine et le sud de la Biélorussie. Espaces affectées par le nuage de Tchernobyl et aussi aux rejets qui ont continué et continuent encore de s’échapper du sarcophage fissuré et dont one ne sait, malgré une décision prise en 1992, quand il sera remplacé par celui du consortium français choisi à cet effet.

Dans ces régions, le jardinage est souvent le seul moyen, prés des fermes ou des isbas, de lutter contre la pauvreté et contre une situation économique désastreuse, pour les ruraux. Il suffit d’approcher un compteur des grands bocaux traditionnels de conserves de tomates et de gros cornichons baignant dans la saumure pour constater que leur radioactivité est impressionnante et souvent supérieur aux doses admissibles. Situation encore plus évidente pour les conserves de champignons des bois. « Et nous mangerons quoi, si nous les jetons ? », rétorquent les paysans informés des dangers qu’ils courent à terme. Bonne question à laquelle il n’existe pas de bonnes réponses.

En Ukraine comme en Biélorussie, tout comme dans la partie occidentale de la Russie également touchée par le nuage néfaste, le jardinage est une question de culture et d’habitudes. Il avait d’ailleurs survécu au régime communiste et constitue plus que jamais un moyen de faire face aux pénuries, aux prix du marché trop élevés. La vogue des livres de jardinage, en général écrits par des moines, en constitue une preuve : ils forment une part importante de la librairie du grand monastère de Kiev. Mais aucun de ceux que j’ai feuilletés, comme celui du frère Fursa, ne mentionne le moindre danger à « cultiver sons jardin » dans le nord du pays. Ce dernier a pourtant été publié en 2004. Mais en Ukraine comme en Biélorussie et en Russie de l’Ouest, Tchernobyl fait l’objet d’une amnésie générale. Y compris pendant les périodes électorales. Et lorsqu’ils se promènent dans les environs de Tchernobyl ou de Pripiat, les villes où il ne fait pas bon séjourner trop longtemps, les Ukrainiens qui continuent à travailler dans les bâtiments de la centrale, n’hésitent pas à cueillir les fruits des jardins abandonnés depuis plus de vingt ans. En haussant les épaules parce que leurs responsables, avec la complicité de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique de Vienne, les encouragent volontiers à penser et à croire que les Occidentaux exagèrent les dangers de cette radioactivité. Qui ne se voit pas, c’est là le plus terrible de cette affaire.

Il sont d’autant moins enclins à croire à ces dangers qui plus de vingt ans après, provoquent encore des morts, que les jardins en questions ont retrouvé leur luxuriance et que la nature, dans la zone interdite de Tchernobyl a retrouvé une vie extraordinaire. Pour l’avoir parcouru à plusieurs reprises, je sais que les loups, les ours, les lynx et de nombreux oiseaux de proie qui nichent sur les immeubles abandonnés de Pripiat y sont revenus. Et le gouvernement ukrainien a réintroduit avec succès des chevaux de Prezvalski et des bisons d’Europe. Tous ces animaux ne semblant pas souffrir de la radio activité ambiante et le gouvernement veut en faire une réserve naturelle. Tout simplement parce que leurs cycles de vie beaucoup plus courts que celui de l’homme, ne leur laissent pas le temps de développer ces cancers qui participent au racourcissement de quatre ou cinq années de l’espérance de vie moyenne des habitants des régions plus ou moins touchées. Un chiffre qui augmente rapidement et qui fait apparaitre comme bien vaines, et surtout bien égoïstes, les inquiétudes des associations qui se préoccupent des effets sur les Français du fameux nuage de Tchernobyl « arrêté » sur la frontière française par un nucléocrate obstiné couvert par un Délégue interministériel à l’énergie du Jacques Chirac qui se nommait Nicolas Sarkozy.

Les jardins de Tchernobyl continuent donc à tuer en silence et quand les comptes tragiques seront enfin honnêtement faits dans quelques années, ils auront contribué pour une part importante au bilan de 25 000 morts qui sera un jour le minium du total des victimes d’un accident qui n’est pas imputable à un systéme politique mais au caractère incontrôlable de l’énergie nucléaire.

C’est pourtant si passionnant, si merveilleusement foisonnant, si prés de la nature dans son désordre et sa luxuriance, un jardin ukrainien ou russe bien loin du triste jardin « à la française ».
http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/270408/defrichage-les-jardins-mortels-de-tchernobyl
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Posté le: 28. Avr 2008, 21:19
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Citation:
Le 26 avril, à 1h23'44'', suite à une erreur humaine, le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, relâchant dans l'air la mort radioactive, il y a 22 ans.

le pire est peut-être à venir
Malgré les dénégations lénifiantes du gouvernement, la radioactivité ne s'est pas arrêtée à nos frontières.

Longtemps après la catastrophe, on a appris que le personnel des centrales nucléaires françaises étaient au courant de la catastrophe: toutes les alarmes des centrales nucléaires destinées à mesurer la radioactivité de l'air s'étaient déclenchées. Les employés ont donc téléphoné à leurs proches pour les prévenir du danger.

Nous, citoyens lambdas, n'avons pas eu cette chance.

En Ukraine le mot tchernobyl, désigne l'absinthe, plante amère.

Cette absinthe est le troisième des 7 signes précurseurs de l'Apocalypse.

En effet, dans la Bible (Apocalypse chapitre 8, verset 10) il est fait mention d'une météorite, nommée Absinthe, et à sa chute «il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur les tiers des fleuves et sur les sources des eaux (…) beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères ».

22 ans après, le bilan continue de s'alourdir :

Malgré les affirmations de l'AIEA et de l'OMS qui tentent de minorer l'ampleur des dégâts, on sait depuis 2004, grace à l'ambassade d'Ukraine, que 25000 personnes ont trouvé la mort, et que 85% des enfants du Bélarus sont malades.

L'OMS veut se montrer rassurante et ne veut voir aucune relation entre l'alimentation contaminée par la radioactivité, et ces enfants malades.

Sans le sacrifice des « liquidateurs » une seconde explosion, cinquante fois plus meurtrière que celle d'Hiroshima, aurait pu se produire.

Au moment ou l'EPR, nouveau réacteur français, tente de s'implanter sur notre sol, malgré la contestation, peut-on affirmer que le nucléaire français est sans danger ?

Pour l'autorité de sûreté nucléaire, (ASN) qui a diligenté une expertise à ce sujet, la réponse est négative.

D'après Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection humaine de l'IRSN : « le monde médical n'est pas prêt » si un accident se produit en France.

Une dépêche AFP (5/9/2000), nous apprend que les systèmes de protection français sont depuis longtemps inadaptés au risque incendie.

Edf aurait engagé 2,8 milliards de francs pour lancer un programme de réévaluation de la sûreté contre l'incendie.

L'ASN mène de temps à autre des inspections inopinées, et celle du 2 juillet 2004 dans la centrale nucléaire du Tricastin conclu :
« Cet exercice a mis en exergue un manque de pratique des agents, notamment pour faire face à un incendie se propageant, des erreurs commises par l'équipe de première intervention et l'absence de déploiement préventif de moyens lourds en soutien. Ainsi l'attaque du feu par des moyens efficaces aurait pris 37 minutes. Ce délai, trop long, rend illusoire l'extinction d'un incendie bien développé ».

Le 3 mars 2005, un autre exercice surprise dans la centrale de Bugey a permis de découvrir qu'il n'y avait pas d'eau pour éteindre l'incendie.

Si l'on ajoute à cela le risque sismique dont il a été prouvé que nos centrales ne pourrait résister, et celui d'attaque délibérée ou chute d'avion, pour lesquels nous n'avons aucune parade, on voit que notre nucléaire français n'est pas à l'abri d'un accident majeur.

Le plus cocasse c'est que la France veut construire son premier réacteur expérimental à fusion nucléaire, sur le site de Cadarache, lequel se trouve sur une faille sismique.

Cherchez l'erreur.

Car comme disait un vieil ami africain :
« Celui qui demande qu'on lui répète n'est pas forcément sourd ».

Samedi 26 Avril 2008
olivier.cabanel@yahoo.fr
http://lessourcesdelinfo.info/Tchernobyl,-l-herbe-amere_a3060.html
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Posté le: 28. Avr 2008, 22:21
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Merci beaucoup, Doudoune, de nous faire cette revue de presse, même si tout cela laisse un goût très amer… C’est assez navrant, pour rester polie…

Bises,

lilette
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MessageCatastophe - Tchernobyl, le débat continue


Posté le: 03. Mai 2008, 16:23
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Citation:
Suite à notre page dédiée au 22e anniversaire de l’accident de Tchernobyl, nous revenons sur les conséquences de cette catastrophe en France. Une semaine après notre entretien avec Roland Desbordes, président de la Criirad, voici un entretien avec Francis Sorin, directeur du pôle information de la Société française d’énergie nucléaire.

FRANCE-SOIR. Quel a été l’impact de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé en France ?
ROLAND DESBORDES. Aucune enquête n’établit un éventuel effet de Tchernobyl sur la santé des Français. Parler à ce propos de « quelques milliers de victimes », comme le fait M. Desbordes, président de la Criirad, est une ineptie pure et simple. Les retombées de l’accident ont été réelles en France mais beaucoup trop faibles pour y provoquer un quelconque dommage sur la santé publique. Il n’y a pas de controverse entre les spécialistes sur ce constat. Concernant les cancers de la thyroïde, que la rumeur, complaisamment relayée par M. Desbordes, attribue à Tchernobyl, il faut savoir qu’aucune des enquêtes réalisées depuis des années ne va dans le sens d’une augmentation qui serait causée par l’accident. Les derniers travaux épidémiologiques réalisés par l’Institut national de veille sanitaire en 2006 ont porté sur la population la plus sensible au risque de cancer thyroïdien : les enfants qui avaient moins de 15 ans à la date de l’accident (1986) et qui vivaient dans l’est de la France, la zone la plus touchée par les retombées du nuage. Dans cette population de 2,3 millions d’individus (où l’incidence des cancers thyroïdiens spontanés est très faible : quelques cas par an), aucun effet Tchernobyl n’a été constaté. C’est aussi la conclusion des études réalisées dans les autres pays d’Europe occidentale.

Il y a pourtant eu des contaminations. Où est la vérité ?
L’essentiel, c’est de mesurer la contamination des aliments eux-mêmes. Un travail considérable a été réalisé en France. Les milliers de mesures effectuées par les équipes du professeur Pellerin ont montré que les denrées alimentaires ne présentaient pas des niveaux de contamination justifiant des restrictions de consommation voire des interdictions.

Pourtant des centaines de personnes attribuent leur pathologie thyroïdienne à Tchernobyl et se sont portées parties civiles, accusant l’Etat de ne pas les avoir protégées…
Notre pays est le seul où une action en justice soit intentée sur ces bases. Pourtant, bien peu de pays (contrairement à une croyance très répandue) ont édicté à l’époque des mesures d’interdiction de consommation de lait ou de légumes feuilles susceptibles d’être contaminés par l’iode 131, responsable des doses à la thyroïde. On constate partout une augmentation statistique de ces cancers mais il n’y a qu’en France que se rencontre cette tendance obsessionnelle à attribuer ce phénomène à Tchernobyl. C’est là une croyance totalement infondée et récusée par toutes les études. L’augmentation est constatée depuis le milieu des années 1970, soit dix ans avant Tchernobyl et sans accélération après l’accident ; elle est observée dans tous les pays industrialisés comme les USA, le Canada, l’Australie qui n’ont pas été touchés par le nuage et elle ne concerne pas les enfants mais les adultes (un effet Tchernobyl produirait l’inverse). En fait, l’augmentation des découvertes de cancers de la thyroïde est un phénomène mondial qui n’a rien à voir avec Tchernobyl. Il résulte essentiellement de l’amélioration des pratiques et des techniques de dépistage, en particulier l’essor de l’échographie dans les pays développés.
http://www.francesoir.fr/societe/2008/05/03/ukraine-tchernobyl-le-debat-continue.html
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MessageTchernobyl - Vingt-deux ans après, une vérité toujours incer


Posté le: 03. Mai 2008, 16:24
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Citation:
Tchernobyl - Vingt-deux ans après, une vérité toujours incertaine…

Virgine Belle, le samedi 26 avril 2008 à 04:00
26 avril 1986 : l’accident nucléaire de Tchernobyl choquait le monde entier. Santé, environnement… Vingt-deux ans après, connaît-on enfin les incidences de cette catastrophe dans notre pays ?

« Le nombre de cancers a augmenté de façon anormale depuis Tchernobyl », peut-on entendre dans les villages du Vercors (Drôme). Une région montagneuse qui s’est pris de plein fouet le fameux nuage. En 1986, les autorités, pour éviter un vent de panique, ont préféré adoucir les données concernant la radioactivité en France. Une première carte sous-évaluée est parue officiellement. Remise en cause depuis, notamment par la dernière carte de l’INSR (Institut nationale de sécurité nucléaire).

Depuis vingt-deux ans, les Français se posent de nombreuses questions sur les conséquences de ce drame. Mais il faut savoir qu’aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée en France. L’Institut de veille sanitaire a effectué une évaluation, rendue publique en 2006, et devrait cette année, publier quatre compléments d’enquête. Cet institut a estimé, en 2000, que Tchernobyl était responsable de 7 à 55 cancers de la thyroïde sur l’est de la France. Qu’en est-il réellement ?

L’Association française des malades de la thyroïde a décidé de porter plainte contre X en mars 2001, afin de connaître la vérité sur ce mois d’avril 86, sur ces conséquences, sur les acteurs qui n’ont pas déclenché de mesures restrictives pour protéger les populations. Ces 500 malades, atteints de cancers ou de goitres, se sont portés partie civile, afin que toute la lumière soit faite sur les responsabilités des autorités dans la gestion post-accidentelle. Ils défendent le fait que consommer les produits contaminés le 28 avril 1986 a pu avoir une incidence sur leur santé, car ils ont été jugés impropres à la consommation !

L’instruction est toujours en cours au pôle de santé publique de Paris…


Roland Desbordes, président de la CRIIRAD : « On nous a menti »




Physicien de formation, Roland Desbordes fait partie des membres fondateurs de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD).

FRANCE-SOIR. A-t-on pu mesurer précisément l’impact de Tchernobyl sur la santé ? Quelles sont les dernières conclusions de vos études ?
ROLAND DESBORDES. Sur la France, Tchernobyl, c’est forcément quelques milliers de victimes, même si c’est une évaluation très approximative. D’un côté des spécialistes affirment que les conséquences du nuage sur la France n’a eu aucune incidence, de l’autre, des associations de malades du cancer de la thyroïde notamment nous disent qu’entre 50.000 et 100.000 personnes sont concernées. Mais dans la mesure où aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée dans notre pays, personne ne peut rien dire de concret ni dans un sens ni dans l’autre. Aucune, depuis vingt-deux ans ! L’INVS – l’Institut national de veille sanitaire – a réalisé une évaluation épidémiologique mais en partant des cartes anciennes où les contaminations au sol sont sous-évalués. Il y a quinze jours, l’Autorité de sécurité nucléaire a sorti une carte qui est enfin conforme aux nôtres. Les becquerels ont été consommés dans l’alimentation, combien, où, comment ? C’est ce qu’il faudrait déterminer.

Il n’est donc pas possible aujourd’hui de connaître la vérité sur l’incidence de la catastrophe de Tchernobyl en France ?
Il faudrait lancer une grande étude épidémiologique pour le savoir. Aussi, les malades de la thyroïde ont raison de porter plainte contre l’Etat, pour connaître la vérité. En 1986, nous n’avons pas été dans un Etat de droit, en laissant consommer aux gens des produits contaminés au-delà des normes. Le lait, le fromage… C’est d’abord pour les enfants que les limites ont été dépassées. En mai, juin et juillet, des taux records dans les plantes aromatiques sauvages ont été relevés, dans le thym notamment. Les bêtes dans les pâturages ont ainsi été contaminées, tout comme les végétaux à large feuille tels que la salade, les épinards… Puis l’herbe, les foins, qui ont été consommés dans l’hiver. Lait, viandes, fromages… Les mesures restrictives sévères auraient dû être prises à ce moment-là, comme ce fut fait en Allemagne, en Suisse, en Italie. Si cela avait été fait, nous n’aurions pas, avec les malades de la thyroïde, porté plainte contre l’Etat. Mais on nous a menti. Nos autorités avaient les chiffres de la contamination et ont volontairement caché ces chiffres. Et les perquisitions effectuées par la justice ont permis de confirmer ce que l’on savait : les niveaux étaient importants, comparables à nos pays voisins. La rad